vendredi 17 mai 2013

Sarajevo : une capitale plurielle et pourtant singulière !

Jeudi:

Direction la capitale au départ de Foča. La route est toujours à couper le souffle (enfin pas celui du conducteur quand même), et finalement, les routes empruntées ne sont pas si mauvaises. Quelques tunnels qui peuvent surprendre, non éclairés, mais par rapport à ce qui en est décrit, nous sommes rassurés. Cependant, les informations lues concernant l'omniprésence de la police (contrôle de vitesse entre autres) s'avèrent rapidement réels. En quarante kilomètres, nous avons la présence de quatre voitures de police, une au radar (qui n'a pas eu besoin de nous arrêter), une on ne sait pas trop, puis les deux autres qui nous ont contrôlé en moins de vingt minutes d'écart. Le premier contrôle s'attachait uniquement à notre identité, mais ne nous a pas demandé si nous étions enregistré (ouf, c'est une bonne nouvelle). Le second nous a plus inquiété. Rapidement, contrôle des papiers d'identité, puis, ne parlant un mot anglais, Yves finit par comprendre qu'il faut qu'il allume ses feux et qu'il freine. Un peu inquiet par la lenteur du contrôle, nous pensons repartir avec une amende ! Mais non, il nous redonne nos passeports et reprenons notre route.


Arrivée à Sarajevo où nous trouvons une place sur un grand parking d'une mosquée. 

Notre "camping" pour la nuit !
Ne sachant pas exactement à quelle distance nous nous situons du centre ville et n'ayant pas de monnaie pour prendre le tramway (imaginez payez 1 euro avec un billet de cinquante euros dans un transport en commun, dans une langue étrangère et un tram bondé...), nous décidons de rejoindre le centre à pied. Après un petit moment de marche, n'ayant pas regardé notre montre, nous apercevons une pancarte d'un hotel situé dans le centre ville à 3,5 kilomètres... Mais bien décidés à trouver l'office du tourisme et à voir le centre nous continuons notre marche accompagnés parfois par quelques gouttes de pluie. Nous trouvons également agréable de nous approcher du centre en traversant les quartiers périphériques et en prenant le temps de nous imprégner de l'ambiance de la ville. Une nouvelle fois les quartiers mêlent infrastructures commerciales de luxe (Porsche, banques, assurances...) et grandes tours d'habitation délabrées mais habitées. Nous pouvons voir notamment sur de nombreuses façades d'immeubles des impacts des balles laissés depuis le conflit du début des années 90. Nous arrivons enfin à l'office de tourisme et repartons avec de la documentation, et la confirmation qu'il est autorisé de dormir sur des parkings. Petit tour du quartier et retournons tranquillement au camion, où nous arrivons fatigués au bout d'une heure et demi. L'appel à la prière a bercé notre lecture nocturne. (Ca change des cloches!)

Aujourd'hui, (vendredi) petite « frayeur » lorsque nous entendons la pluie à notre réveil. Finalement, ce n'était qu'une ondée passagère, et nous avons pu aller toute la journée dans le centre de Sarajevo sans avoir une seule goutte de pluie (bien que le ciel peut être sombre par moment). Nous décidons d'y aller en vélo, puisque hormis dans le centre ville, il y a une piste cyclable (attention cependant, les vélos ne sont pas monnaie courante, et une fois dans le centre, c'est un peu la bataille, il n'y a même pas de « porte-vélos »...). Nous arpentons les rues de la ville et découvrons différents monuments. 

Nous allons visiter, entre autres, une église orthodoxe, une synagogue. Petit moment drôle quand la « guide » donne une kipa à Yves pour rentrer dans le lieu où ils officient (à noter qu'il faut demander à visiter pour qu'une personne vous accompagne et ouvre toutes les portes menant à ce lieu). 


La synagogue
 Nous assistons également à la prière du midi dans la mosquée Gazi Husrev-Begova, la plus importante mosquée de Bosnie (les grilles laissent entrevoir les fidèles qui se lavent les pieds, les mains et la tête avant de s'installer sur leurs tapis). Nous n'avons pas visiter lors de la prière (ceci est fortement déconseillé, voire interdit, tout comme il est irrespectueux, voire interdit, de visiter une église lors d'une messe). Bref, nous irons retournons sûrement car nous souhaitons découvrir ce lieu de l'intérieur. D'autant plus que la religion musulmane prédomine en Bosnie, il serait dommage de passer à côté de cet occasion.
En dehors des monuments religieux, les monuments sont hétéroclites et donnent parfois l'impression d'avoir changer de ville en cinq minutes. Pour le moment, c'est la ville qui nous a le plus dépaysé : femmes voilées (cependant, il s'agit à priori d'un islam modéré), pas de rencontres de touristes français et une visibilité faible de d'autres touristes, des monuments changeants totalement de notre quotidien, … Même les grandes marques que nous voyons d'habitude ne sont pas beaucoup présentes.


L'académie des arts


La bibliothèque nationale (dont 2 millions d'ouvrages ont brûlé lors de la guerre)

La cathédrale

Le monastère franciscain
Une église orthodoxe

Rue Kazandziska ( où les artisans travaillant le cuivre)

Pour ce soir, bien que nous sommes autorisés à être en dehors des campings, les fontaines publiques se faisant rares, nous devons dormir dans un camping. Comme nous souhaitons rester à Sarajevo pour entre autres:
  • le musée nationale que nous souhaitons visiter,
  • la forteresse que nous voulons gravir,
  • les hauteurs de la ville,
  • peut être une randonnée dans les alentours
  • et surtout des tas de « second hand shop » (friperies) que M-cy a déjà repéré !!!

L'avantage de ce camping, malgré le fait qu'il soit le plus cher que nous ayons fait depuis le début du voyage (20 euros sans électricité) est que nous sommes très proches (à peine 10 kilomètres) du centre-ville. Afin de rentabiliser notre nuit, grande lessive, réserve d'eau remplie, bouteilles toutes remplies également, douches prêtes à l'emploi, et internet! Bref, dans le genre gros consommateur d'une nuit, il n'y a pas mieux. Mais, bon, faut bien qu'on tienne encore 4 mois quand même ! Ceci étant dit, il s'agit du seul camping dans les environs, et il est très grand (appartements, mobiles-home et terrain pour camping-car et tentes...).

Voilà deux mois que nous avons quitté la Basse-Normandie, et nous ne regrettons pas notre départ. Nous profitons chaque jour de la chance que nous avons et sourions au temps clément que nous avons eu (en tout, une semaine de pluie!). Bref, même si nous paraissons peut être râleurs dès fois, nous sommes très heureux et conscients de la chance que nous avons d'avoir pu saisir l'opportunité de partir. Au passage, un grand merci à tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à notre départ. Mais plus particulièrement les parents de M-cy qui l'ont hébergé et nourri pendant 8 mois, mais aussi Blandine et Gilles, pour le « co aménagement » du camion et l'hébergement pendant environ 7 mois ! Sans cela, nous n'aurions jamais pu partir (ni de camion, ni d'argent). Egalement, pour rappel, un merci à Manu qui a passé sa soirée pour que nous puissions, nous, passer des frontières. Pour cette même raison, merci aux parents d'Yves. Nous ne pouvons nommer tous ceux qui nous ont encouragé et soutenus, mais nous arrêtons notre séquence émotion en sachant que chacun sait ce qu'il a fait pour nous !

En tous les cas, bon vent à tous, portez-vous bien. Bises...

1 commentaire:

  1. Bonne fête Yves,
    j'espère que vous avez toujours beau temps, ici on commence bien l'automne, sous des averses assez fréquentes.
    merci pour vos belles photos, ça nous fait un petit air de vacances.
    Guillaume et VLAM

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