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| Les bouches de Kotor |
Arrivés à Kotor, nous allons à
l'office du tourisme petit chalet aménagé à l'entrée de la
vieille ville fortifiée. Nous apprenons que nous pouvons dormir sur
des parkings. Nous faisons un petit tour de la vieille ville et
allons nous installer sur le parking indiqué.
Dimanche:
Avant de nous diriger vers la citadelle
que nous avions prévu de gravir, nous souhaitons nous rassurer en
allant s'enregistrer auprès du commissariat, formalité normalement
obligatoire (selon certains prospectus pour les étrangers). Après
avoir difficilement trouvé le poste de police au milieu d'un
immeuble quasi-délabré où deux scooters de police occupent la
pièce, un agent nous reçoit. D'un anglais plus que laborieux des
deux côtés, nous parvenons à lui expliquer que nous sommes en
camping-car et que nous voulons nous faire enregistrer. Il nous
demande où nous avons dormi et ce que nous avons prévu de faire
ensuite. Comme nous ne restons plus qu'une nuit à Kotor, il nous
répond (nous citons en traduisant) « je pense... que... vous
n'avez pas besoin, car vous êtes juste en transit, si vous le faites
à chaque ville, je pense que vous perdez votre temps, je pense... »
Imaginez cinq secondes entre chaque mot, un ton monocorde, voilà un
bon défi pour garder son sérieux face à un représentant de la
loi. Amusés mais rassurés, nous décidons de tout de même de nous
faire confirmer l'information plus tard, car nous avons cherché tout
de même la caméra cachée pendant un court instant. Direction les
marches de la citadelle, mais la météo en ayant décidé autrement,
nous avons a peine le temps de refaire un tour de la ville pour
découvrir les petites ruelles avant d'être surpris par l'averse.
Nous décidons donc de nous replier dans un café internet pour
mettre à jour le blog. Le jeune serveur, regardant un match de foot
avec un ami nous offre plusieurs barres de céréales puisque nous
sommes quasiment les seuls clients de l'après-midi. Intention très
sympathique! Petite parenthèse « coût de la vie »,
pour des français un verre dans un bar est plus qu'abordable: 1 euro
le verre de vin blanc, 1,50 euro le cappuccino! Nous restons une
deuxième nuit à Kotor, bien décidés à monter à la citadelle.
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| Ruelle de Kotor |
Lundi:
Nous montons enfin au sommet de la
forteresse, les 1436 marches plus ou moins régulières et la vue sur
les bouches de Kotor sont à couper le souffle. La descente
est plus rapide mais n'épargne pas les genoux et cuisses, et nous
rejoignons le camion.
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| L'ascension de la citadelle |
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| Nous commençons la montée |
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Nous prenons la route pour Budva.
Visite de la ville dont le vieux centre est sympathique mais petit.
Nous reprenons la route en direction de la capitale, Podgorica. Nuit
sur un parking de départ de randonnée, offrant une vue épatante!
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| La côte de Budva |
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| Une autre vue de la côte |
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| Une partie de la ville... |
Mardi:
Arrivée dans la capitale, Podgorica
(comme nous le savions, bien entendu, avant d'arriver au Monténégro).
Nous tournons et retournons dans les quartiers sans plan, aucun
panneau ou carte publique ne nous aidant à nous repérer. Cette
balade imprévue dans les quartiers de « vie » permet de
ressentir l'ambiance qui règne dans la capitale. Après être entrée
dans une première agence touristique privée qui nous indique où se
trouve le centre, nous tombons par hasard sur l'office du tourisme.
Accueil très chaleureux, nous repartons avec un plan, des conseils
de visite et un endroit pour dormir. La capitale représente assez
bien ce que nous avons vu au Monténégro, à savoir de grandes
maisons neuves accolées à des bâtiments en ruine ou à l'abandon,
de vieilles voitures d'ex-yougoslavie avec les rutilantes voitures
neuves européennes ou américaines, ainsi que des populations très
diverses socialement qui cohabitent dans les mêmes espaces.
Nous décidons de nous faire un petit
restaurant pour les deux mois de voyage. Nous choisissons un peu par
hasard un restaurant devant lequel nous sommes passés et sommes
accueillis tant bien que mal en anglais. Le choix du menu sur la
carte an anglais est un peu difficile. Chose amusante, au moment de
prendre notre commande, le serveur regarde sur sa carte en
monténégrin (quasiment identique au croate) ce à quoi correspond
nos plats. Pour information, le vin ne peut se commander au verre et
nous nous retrouvons avec une bouteille complète à notre grand
désarroi comme vous l'imaginez. Quant au contenu des assiettes,
excellent et plus que copieusement servi, a conseiller: le roulé de
viande avec jambon et fromage (sorte de cordon bleu maison avec une
sauce à tomber par terre), frites maisons (« french fries »)
et une assiette de viande tendre et délicieuse. Attention: comme en
croatie, ceux qui aiment saignant seront déçus. C'est une des rares
fois où nous n'avons pas pu finir nos assiettes et nous regrettons
le « doggy-bag ».
Nous rentrons repus au camion et
heureux de notre choix!
Mercredi:
Nous allons faire le marché dans un
quartier que nous n'avons pas encore découvert, et faisons le plein
de légumes à des prix encore inférieurs à la Croatie. Nous
achetons nos premières fraises à 1,40 euro le kilo!
Nous prenons la route en direction de
la Bosnie et empruntons une route offrant une fois de plus des
paysages fabuleux. Nous quittons la mer mais trouvons des montagnes à
perte de vue, des lacs, rivières... Nous observons plusieurs
panoramas où aucune habitation n'est visible.
A la sortie du Monténégro, le passage
de la douane nous fait sourire car la machine n'est pas encore
arrivée jusque là et le policier note notre passage sur un registre
papier. Pas de chance avec nos deux noms! Puis entrée en
Bosnie-herzégovine où la barrière se lève automatiquement...
quand le policier la soulève! Trois assis à une table buvant un
coup, un vérifiant nos passeports dans une cahute et un dernier
faisant mine de vérifier que nous ne transportons rien d'illégal en
jetant un oeil par la porte de côté... Il faut dire que nous avions
emprunté une des plus petites routes (mais la plus directe) menant à
Sarajevo, nous verrons si la sortie par un plus grand poste sera
aussi détendue et rapide. Première nuit en Bosnie où nous tentons
de dormir sur un parking, puisqu'après avoir demandé au douanier si
il était possible de dormir sur l'espace public ou si les campings
étaient obligatoires, celui-ci nous a répondu qu'il ne pouvait rien
nous dire sur l'espace public mais qu'il y avait des campings.
En route vers la Bosnie de Podgorica















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