vendredi 17 mai 2013

Quelques pas au Crna Gora (Monténégro)





Les bouches de Kotor


Arrivés à Kotor, nous allons à l'office du tourisme petit chalet aménagé à l'entrée de la vieille ville fortifiée. Nous apprenons que nous pouvons dormir sur des parkings. Nous faisons un petit tour de la vieille ville et allons nous installer sur le parking indiqué.


Dimanche:

Avant de nous diriger vers la citadelle que nous avions prévu de gravir, nous souhaitons nous rassurer en allant s'enregistrer auprès du commissariat, formalité normalement obligatoire (selon certains prospectus pour les étrangers). Après avoir difficilement trouvé le poste de police au milieu d'un immeuble quasi-délabré où deux scooters de police occupent la pièce, un agent nous reçoit. D'un anglais plus que laborieux des deux côtés, nous parvenons à lui expliquer que nous sommes en camping-car et que nous voulons nous faire enregistrer. Il nous demande où nous avons dormi et ce que nous avons prévu de faire ensuite. Comme nous ne restons plus qu'une nuit à Kotor, il nous répond (nous citons en traduisant) « je pense... que... vous n'avez pas besoin, car vous êtes juste en transit, si vous le faites à chaque ville, je pense que vous perdez votre temps, je pense... » Imaginez cinq secondes entre chaque mot, un ton monocorde, voilà un bon défi pour garder son sérieux face à un représentant de la loi. Amusés mais rassurés, nous décidons de tout de même de nous faire confirmer l'information plus tard, car nous avons cherché tout de même la caméra cachée pendant un court instant. Direction les marches de la citadelle, mais la météo en ayant décidé autrement, nous avons a peine le temps de refaire un tour de la ville pour découvrir les petites ruelles avant d'être surpris par l'averse. Nous décidons donc de nous replier dans un café internet pour mettre à jour le blog. Le jeune serveur, regardant un match de foot avec un ami nous offre plusieurs barres de céréales puisque nous sommes quasiment les seuls clients de l'après-midi. Intention très sympathique! Petite parenthèse « coût de la vie », pour des français un verre dans un bar est plus qu'abordable: 1 euro le verre de vin blanc, 1,50 euro le cappuccino! Nous restons une deuxième nuit à Kotor, bien décidés à monter à la citadelle.

Ruelle de Kotor





Lundi:

Nous montons enfin au sommet de la forteresse, les 1436 marches plus ou moins régulières et la vue sur les bouches de Kotor sont à couper le souffle. La descente est plus rapide mais n'épargne pas les genoux et cuisses, et nous rejoignons le camion.


















L'ascension de la citadelle

Nous commençons la montée


Nous prenons la route pour Budva. Visite de la ville dont le vieux centre est sympathique mais petit. Nous reprenons la route en direction de la capitale, Podgorica. Nuit sur un parking de départ de randonnée, offrant une vue épatante!

La côte de Budva









Une autre vue de la côte
Une partie de la ville...


Mardi:

Arrivée dans la capitale, Podgorica (comme nous le savions, bien entendu, avant d'arriver au Monténégro). Nous tournons et retournons dans les quartiers sans plan, aucun panneau ou carte publique ne nous aidant à nous repérer. Cette balade imprévue dans les quartiers de « vie » permet de ressentir l'ambiance qui règne dans la capitale. Après être entrée dans une première agence touristique privée qui nous indique où se trouve le centre, nous tombons par hasard sur l'office du tourisme. Accueil très chaleureux, nous repartons avec un plan, des conseils de visite et un endroit pour dormir. La capitale représente assez bien ce que nous avons vu au Monténégro, à savoir de grandes maisons neuves accolées à des bâtiments en ruine ou à l'abandon, de vieilles voitures d'ex-yougoslavie avec les rutilantes voitures neuves européennes ou américaines, ainsi que des populations très diverses socialement qui cohabitent dans les mêmes espaces.

Nous décidons de nous faire un petit restaurant pour les deux mois de voyage. Nous choisissons un peu par hasard un restaurant devant lequel nous sommes passés et sommes accueillis tant bien que mal en anglais. Le choix du menu sur la carte an anglais est un peu difficile. Chose amusante, au moment de prendre notre commande, le serveur regarde sur sa carte en monténégrin (quasiment identique au croate) ce à quoi correspond nos plats. Pour information, le vin ne peut se commander au verre et nous nous retrouvons avec une bouteille complète à notre grand désarroi comme vous l'imaginez. Quant au contenu des assiettes, excellent et plus que copieusement servi, a conseiller: le roulé de viande avec jambon et fromage (sorte de cordon bleu maison avec une sauce à tomber par terre), frites maisons (« french fries ») et une assiette de viande tendre et délicieuse. Attention: comme en croatie, ceux qui aiment saignant seront déçus. C'est une des rares fois où nous n'avons pas pu finir nos assiettes et nous regrettons le « doggy-bag ».
Nous rentrons repus au camion et heureux de notre choix!




Mercredi:

Nous allons faire le marché dans un quartier que nous n'avons pas encore découvert, et faisons le plein de légumes à des prix encore inférieurs à la Croatie. Nous achetons nos premières fraises à 1,40 euro le kilo!

Nous prenons la route en direction de la Bosnie et empruntons une route offrant une fois de plus des paysages fabuleux. Nous quittons la mer mais trouvons des montagnes à perte de vue, des lacs, rivières... Nous observons plusieurs panoramas où aucune habitation n'est visible.


A la sortie du Monténégro, le passage de la douane nous fait sourire car la machine n'est pas encore arrivée jusque là et le policier note notre passage sur un registre papier. Pas de chance avec nos deux noms! Puis entrée en Bosnie-herzégovine où la barrière se lève automatiquement... quand le policier la soulève! Trois assis à une table buvant un coup, un vérifiant nos passeports dans une cahute et un dernier faisant mine de vérifier que nous ne transportons rien d'illégal en jetant un oeil par la porte de côté... Il faut dire que nous avions emprunté une des plus petites routes (mais la plus directe) menant à Sarajevo, nous verrons si la sortie par un plus grand poste sera aussi détendue et rapide. Première nuit en Bosnie où nous tentons de dormir sur un parking, puisqu'après avoir demandé au douanier si il était possible de dormir sur l'espace public ou si les campings étaient obligatoires, celui-ci nous a répondu qu'il ne pouvait rien nous dire sur l'espace public mais qu'il y avait des campings.

En route vers la Bosnie de Podgorica







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